Russie : La chambre mystérieuse du palais de la grande Catherine

Russie : La chambre mystérieuse du palais de la grande Catherine

Par Sarah Barreiros Rédigé le 28/09/2019 (dernière modification le 14/09/2019)

Inscrit au patrimoine de l’UNESCO et joyaux architectural de notre siècle, le palais Catherine I de Saint-Pétersbourg a abrité la ‘’salle d’Ambre’’, le trésor artistique le plus important au monde dont la localisation est restée un mystère depuis les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale.

Le palais de Catherine. (c) Sarah Barreiros.

C’est dans la petite ville de Puskin, au sud de Saint-Pétersbourg que se dresse ce palais grandiose de 1km de circonférence orné de 100kg d’or pur. Le palais de Catherine, ainsi nommé, a été construit sous l’égide de Catherine I en 1717, impératrice de Russie de 1725 à 1727. Epouse du tsar Pierre le Grand, Catherine Iere engagea un architecte allemand, Johann-Friedrich Braunstein, pour construire un palais d’été pour sa distraction. Quelques années plus tard, le domaine fut légué à la fille de Catherine Iere et Pierre Ier , Elisabeth Petrovna, laquelle devint impératrice de Russie en 1741. Commence dès lors le véritable épanouissement du domaine. Grâce au talent de son architecte préféré, Francesco Rastrelli, qui a prit part à nombre de travaux de reconstruction, notamment celui du palais existant, mais aussi d’élargissement du territoire et d’aménagement de jardins et de parcs. Rastrelli a créé à lui seul un grand chef-d’œuvre d’architecture “pour la seule gloire de la Russie”. Cependant, le Palais est associé à Catherine II de Russie (appelée la grande). Elle engagea un architecte écossais, qui rénova le palais au style de l’architecture néo-palladienne (en vogue à cette époque) et construisit les appartements personnels de l’impératrice, ainsi que de nouvelles structures dans le parc pour le divertissement de l’impératrice.

Un palais rivalisant avec Versailles

Le palais, inauguré le 30 juillet 1756, devint à la fin du XVIIIème siècle, la résidence d’été de l’impératrice Catherine II, qui commanda des travaux d’embellissement comme nous le disions plus haut à l’Ecossais Charles Cameron. Outre la galerie Cameron qui prolonge l’actuel palais, Catherine fera bâtir le Palais Alexandre, pour son petit fils, futur empereur Alexandre Ier. Ainsi, le domaine se divise actuellement en deux entités : le Palais et le parc de Catherine, d’une part; le Palais et le parc d’Alexandre, d’autre part. Les Romanov possédaient une vingtaine de résidences dans la région. Le palais Catherine à Tsarskoïe Selo était la résidence officielle 
pour les réceptions d’été. Le palais Catherine se distingue par sa longue façade de 350 mètres peinte en un bleu profond et flanquée de colonnes et pilastres blancs et de dorures, de cariatides, immenses statues de couleur ocre. A gauche, les coupoles de la chapelle palatine restaurés à la feuille d’or brillent au soleil. De magnifiques grilles d’entrée s’ouvrent sur l’allée d’honneur qui mène au palais. Sur les murs longeant le grand escalier d’honneur en marbre de Carrare qui mène à l’étage, est exposée une belle collection de porcelaines de Chine et du Japon, vases et bougeoirs posés sur des éléments décoratifs.

La chambre d’Ambre ou le trésor perdu

Entièrement réalisée en ambre, en or et en pierres précieuses, la Chambre d’ambre était un chef-d’œuvre de l’art baroque, largement considéré comme le trésor artistique le plus important au monde. Recherchée depuis plus de 70 ans par les chasseurs de trésors les plus fervents qui refusent de baisser les bras et cherchent à la retrouver. Au début du XVIIIe siècle, le roi de Prusse Frédéric Ier avait commandé une série de panneaux de marqueterie d’ambre pour son palais baroque de Charlottenbourg, La Chambre d’ambre avait été créée par des spécialistes allemands pour le roi Frédéric-Guillaume Ier de Prusse. Elle avait été par la suite offerte par le roi de Prusse au tsar de Russie Pierre le Grand en 1716. Plusieurs fois rénovée, elle avait une surface de 55 mètres carrés et contenait plus de six tonnes d’ambre. Volée par les Allemands en 1941, elle est considérée comme perdue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. 
Il existe plusieurs versions de son possible emplacement. Une des hypothèses veut que cette chambre soit cachée sur le territoire de la région de Kaliningrad (ancien territoire de la Prusse-Orientale appartenant à l’époque à l’Allemagne). Selon d’autres, elle pourrait se trouver quelque part en Allemagne, en Pologne, en République tchèque ou encore au fond de la mer Baltique. 

Plusieurs éléments de la Chambre d’ambre survécurent bel et bien à la Seconde Guerre mondiale : en 2000, l’Allemagne rendit à la Russie deux pièces des décorations de la chambre, une mosaïque florentine et un bureau d’ambre. Cependant, la majeure partie de la chambre a probablement disparu définitivement, poussant des sculpteurs et scientifiques russes à chercher à recréer le chef-d’œuvre perdu. De 1979 à 2003, un extraordinaire travail de reconstitution, fondé sur les rares photos de la chambre, mobilisa plusieurs dizaines d’artisans, qui façonnèrent 6 tonnes d’ambre brut pour recréer la pièce, après vingt-quatre ans d’effort. Elle fut inaugurée, au palais de Tsarkoïe Selo, le 31 mai 2003, à l’occasion du tricentenaire de Saint-Pétersbourg, en présence de Vladimir Poutine et de nombreux dirigeants européens, dont Jacques Chirac. 

Nice : La vie est un film avec ‘’Ben’’

Nice : La vie est un film avec ‘’Ben’’

Par Sarah Barreiros Rédigé le 13/08/2019 (dernière modification le 16/07/2019)

Afin de célébrer le centenaire des studios de la Victorine, la ville de Nice et le collectif d’artistes ”La Station”, avec le soutien d’Eva Vautier, invitent l’artiste ”Ben” jusqu’au 29 octobre prochain, au studio 109, situé 89 route de Turin, pour une grande exposition titrée : La vie est un film. 

Les phrases Ben exposées sous différentes formes. (c) Sarah Barreiros.

‘’Pas d’art sans ego’’, ‘’j’aime la vie’’, ‘’créer c’est oser’’. Beaucoup de gens connaissent ces phrases blanches sur fonds noir qui apparaissent sur des agendas ou des tableaux décoratifs à la signature de ‘’Ben’’. C’est dans la ville de Nice dont il est originaire et où ses phrases sont exposées à chaque station de tramway telles des citations de motivation, que Ben, de son vrai nom Benjamin Vautier présentera sont exposition ‘’La vie est un film’’ au studio 109. L’exposition organisera chaque jour, jusqu’au 19 octobre prochain, de nombreux évènements tels que : visionnages de films, concerts, conférences, ateliers d’architectures pour enfants, spectacle de danse et ateliers chansons. 

En effet, c’est avec 500 œuvres retraçant plus de 50 ans de création, avec plus de 120 artistes invités dont des artistes de sa collection et un espace de 2000m2, que Ben nous explique qui il est réellement. Un artiste, un visionnaire, un chercheur, un créateur et un activiste culturel qui n’accepte pas les limites imposées par la société qu’il représente par des œuvres aux airs philosophiques et non conventionnels. L’espace est composé d’œuvres d’arts contemporaines à perte de vue. Des tableaux avec des phrases de Ben, un assemblage d’objets diverses et improbables. On observe en clair une mixité certaine des genres et couleurs, avec des idées révolutionnaires. Car si la diversité est présente, on ressent surtout le besoin des artistes d’exprimer leur liberté et le fait qu’avant tout, l’art, est ouvert à tous, Etre un artiste, c’est un choix, une liberté à partir du moment où l’on décide de créer. Car si tout est subjectif, la porte symbolique de chaque œuvres est explicite. 

La signature de Ben

Les oeuvres de la galerie 109 à Nice. (c) Sarah Barreiros.

Benjamin Vautier est un artiste français d’origine suisse, né à Naples en juillet 1935 et qui vit à Nice où sa famille s’est installée quand il avait 14 ans. Depuis la fin des années 1950, il le dit lui-même : “Je signe tout” – commentant ainsi, par ses images et ses actions, le monde comme un tout. Ses écritures : messages humoristiques ou sarcastique sont des maximes auxquelles il croit, ou des pensées qui traversent son esprit à un moment précis, et dans lesquelles chacun peut se reconnaître. Son humour aide à poétiser la vie qui nous entoure et à poser un regard neuf sur elle. Elles se caractérisent par un respect limité de la syntaxe et de l’utilisation systématique du texte manuscrit blanc sur fond noir. 

Son médium est froid et ne prend pas en compte un esthétisme particulièrement touchant, il échappe à toute forme traditionnelle d’art. Son écriture attachée et enfantine, lisible par tous est généralement composée de peu de mots qui forment un appel au lecteur. En ce sens son message s’adresse surtout au regard et non à la pensée. Il apostrophe le spectateur dans la foule de visuels autours de lui, et l’exploite en multipliant l’imprimé de ses textes. Il illustre de nombreux agendas, calendriers, trousses d’école et autres objets de papeterie, ce qui donne un aspect commercial à son travail, qu’a rarement une œuvre d’art. Poétisation de la vie ou banalisation extrême de l’art, on peut se demander où est passé la question sociale ou l’utopie qui anime chaque artiste, dans la pratique de Ben aujourd’hui. 

À partir des ”readymades” de Marcel Duchamp, Ben perpétue de façon systématique l’idée selon laquelle une œuvre d’art est reconnaissable non pas par sa teneur matérielle mais exclusivement par la signature. En 1963, Ben Vautier organise le Festival International ”Fluxus” d’Art Total, à Nice, y invitant George Maciunas. Il multiplie les participations aux événements collectifs (à New York notamment) et ouvre un espace galerie dans son magasin : Ben doute de tout (1965). En 1966, La Cédille qui sourit, lieu ouvert par George Brecht et Robert Filliou, à Villefranche-sur-Mer, lui consacre une exposition personnelle. Écriture, peinture, action, dessin… L’œuvre proliférante de Ben Vautier, se reconnaît notamment à son écriture ronde et liée, sans s’y réduire. Elle inclut photographies, films, installations, performances, architectures… Avec ”Fluxus”, Ben participe aussi à la Documenta de Cassel en 1972, ainsi qu’à la Biennale de Venise en 1990. Cultivant un ego capable de revendiquer le monde entier, son œuvre se teinte autant de politique que d’humour. Depuis les “sculptures vivantes” en 1959, Ben a déjà participé à plus de trois-cents expositions, dans le monde entier. 

New York : Entre paillettes et chiffres d’affaires

New York : Entre paillettes et chiffres d’affaires

Par Sarah Barreiros Rédigé le 10/07/2019 (dernière modification le 20/06/2019)

Taxi jaunes, gratte-ciels, spectacles à Broadway, et gastronomie multiculturelle, New York est l’une des villes les plus influentes du monde, aussi bien au niveau économique que culturel. Aperçu. 

Time Square à New York. Photo prise par Sarah Barreiros.

Londres, New York, Paris. Voici dans l’ordre les trois villes les plus influentes du monde, selon le dernier classement effectué par l’économiste qui a dirigé cette étude, l’Américain Joël Kotlin. Huit critères ont été observés, dont les investissements étrangers directs qu’attirent une ville, le nombre de sièges de grandes entreprises y étant installés, le nombre de niches entrepreneuriales à succès que la ville comporte, les connexions aériennes avec d’autres métropoles mondiales, les médias et la technologie, la diversité, le rôle dans la finance mondiale. 

Paris décroche le bronze dans ce classement. L’étude explique que la capitale française est bien classée dans le domaine du tourisme, de la mode et du luxe, mais que ces secteurs pèsent bien moins lourd que la finance où la high-tech, où l’influence mondiale de la ville est limitée. New York, leader dans les médias, la publicité, l’industrie de la musique, mais aussi la mode, le luxe, et la finance, est la ville américaine qui attire de plus en plus de monde et qui incite les touristes à la consommation. La question est donc en quoi et comment, cette ville en est arrivée à un tel résultat ?

Une richesse historique et cosmopolite

Au fil du temps, la ville a su s’imposer pour devenir aujourd’hui la plus grande des États-Unis, avec 8.5 millions d’habitants. En marchant dans les rues, on peut y trouver différentes sortes de restaurants et de stands de nourriture de rue. Indien, chinois, français, espagnol, italien, grecque, japonais… Il y en a clairement pour tous les goûts sept jours sur sept et à n’importe quelle heure de la journée et de la nuit. De même pour les sorties en musée ou shopping puisque d’une rue à l’autre, on peut passer de China Town au quartier italien “Little Italy” très rapidement ! 

Découverte par le navigateur Italien Giovanni de Verrazzano en 1524, New York accueillait des amérindiens Lenapes avant d’être sous l’égide de la compagnie des Indes en 1624. En 1664, les Anglais en prennent possession et rebaptise la ville qui s’appelait Nouvelle Amsterdam, New York. Au XIXème siècle, New York commença son expansion grâce à son port et l’arrivée d’immigrés de tous les pays. Aujourd’hui c’est donc une capitale riche et cosmopolite qui offre à ses touristes et ses habitants une panoplie d’activités et de sorties culturelles à effectuer. 

Broadway, le rêve américain artistique 

Broadway, la plus célèbre et la plus ancienne avenue new yorkaise est devenue emblématique du rêve américain et a accueillie les plus grandes comédies musicales de l’histoire. Parmi les plus populaires, on reconnaitra le Roi Lion, Chicago, Cats, ou encore Wicked et le Fantôme de l’Opéra. Broadway, c’est en fait une part importante de l’économie américaine. Avec plus de 40 théâtres, des dizaines de dizaines de spectacles à l’affiche, et plus de 12 millions de tickets vendus tous les ans. Cette année, avec 14,7 millions de places vendues et un chiffre d’affaire de 1,82 milliard de dollars, Broadway réalise une année record tant en nombre de spectateurs qu’en recettes, qui ont quasiment doublé en dix ans. Quelque 14,7 millions de places ont été vendues, en hausse de 7,1% sur un an, pour un chiffre d’affaires de 1,82 milliard de dollars en progression de 7,8%. Les recettes ont quasiment doublé lors de la décennie écoulée (+94%) et plus que triplé (+211%) en vingt ans. 

A New York, on dit qu’un théâtre est un “Broadway Theater”, non pas s’il se situe à un endroit en particulier ou s’il passe un certain type de spectacle, mais en fonction de sa capacité : il faut qu’il ait de quoi accueillir 500 personnes ou plus. S’il ne peut accueillir que 499 personnes, on parle alors de “Off-Broadway Theater”, et s’il en accueille moins de 100, on dit que c’est un “Off-Off-Broadway Theater”.

Wall Street : Le plus grand centre financier du monde 

Si comme moi vous avez pu voir le film : Le loup de Wall Street, avec Leonardo Di Caprio, vous comprendrez ce dont nous parlons ici lorsque je vous parle de grands gratte-ciels, une affluence conséquente dès 6h du matin, et de nombreux hommes et femmes d’affaires traversant les rues d’un pas pressé parlant des derniers résultats de la bourse au téléphone. En effet, comme elle traverse le quartier financier de la ville, le terme Wall Street désigne aujourd’hui par extension la Bourse de New York (comme la City à Londres, ou anciennement le palais Brongniart à Paris). Pour comprendre l’origine du nom “Wall Street”, il faut remonter jusqu’en 1653 où les colons hollandais construisirent un mur fortifié, dans le but d’empêcher les colons britanniques et les indiens de passer. Bien qu’aucune bataille ne marqua l’histoire du mur mesurant plus de 3,5 mètres de hauteur et qu’il fut finalement démoli en 1699, son nom est resté (“Wall” signifie “mur”, en anglais). Le 17 mai 1792, à New York, au numéro 68 de la rue du mur (Wall Street), près de l’ancien mur d’enceinte des Hollandais, 24 agents de change signent la convention du Buttonwood tree, du nom du platane sous lequel ils ont pris l’habitude de se réunir. Par cette convention, ils décident d’appliquer un taux de commission unique sur toutes leurs ventes de titres. C’est la naissance du New York Stock Exchange (NYSE), et de la Bourse des valeurs de New York, surnommé Wall Street depuis 1863. 

On trouve donc aujourd’hui, dans Wall Street même : les locaux du New York Stock Exchange, la plus grande bourse de valeurs du continent, et ceux de plusieurs grands marchés de matières premières (céréales, cotons, cafés, métaux non ferreux) ; l’ancien édifice de la succursale du Trésor fédéral, transformé en musée ; la banque fondée par J. P. Morgan ; d’autres banques et les bureaux de très nombreux courtiers en valeurs et en marchandises. Elle est bien entendu très corrélée à la santé de l’économie américaine, première économie du monde également. C’est pour cette raison que les indicateurs qui émanent de ce marché sont très suivis sur toutes les autres places boursières. Toutes les grandes sociétés américaines y sont cotées (Motorola, Apple, Microsoft…). Un peu plus loin, au niveau du 33 Liberty street se trouve également la Fédéral Reserve Bank of New York qui dispose de la plus grosse réserve d’or au monde avec près de 9000 tonnes d’or en dépôt en 2006. Enfin il y a la One World Trade Center, un immense gratte-ciel qui remplace les tours jumelles, située à quelques mètres du mémorial et du musée consacré aux attaques terroristes. Conçue par l’architecte David Childs, la One World Trade Center est déjà devenue un repère dans la Grande Pomme avec ses lignes épurées, la flèche à son sommet et ses fenêtres équipées de vitres à effet miroitant. 

Café en terrasse : Un bonheur simple pour l’été

Café en terrasse : Un bonheur simple pour l’été

Par Sarah Barreiros Rédigé le 26/06/2019 (dernière modification le 26/06/2019)

Avec 2.5 milliards de buveurs réguliers dans le monde et 83% des Français qui en consomment, le café en terrasse fait partie intégrante de la culture française. 

Un café en terrasse (c) Sarah Barreiros.

On se fait un café en terrasse cette après midi ?” Cette phrase, on l’entend très souvent chez les Français ! S’il y a bien quelque chose que nos voisins internationaux peuvent envier à la France, c’est l’authenticité et ce petit “je ne sais quoi” dans le fait de s’asseoir à la terrasse d’un café avec un délicat “demi-tasse” d’expresso pendant un après-midi ensoleillé. En effet, plus qu’une véritable habitude, boire un café à l’extérieur, en terrasse, est une véritable institution française. Ensoleillées, ombragées, larges, discrètes, étroites, bruyantes, branchées, vintages, elles parsèment les rues de nombreuses villes et sont le théâtre de milliers de rencontres quotidiennes. 

Certain le préfère court, d’autre long, certain le préfère plus sucré, avec une note de lait ou en Cappuccino, il y en a pour tous les goûts ! De nos jours, le café représente la boisson la plus consommée quotidiennement en France après l’eau. D’après une étude C10, réseau d’indépendants distributeurs de boissons en CHR, près de 90% de la population française boit du café. Les Français sont les 8ème plus grands consommateurs de café : avec 5,8 kilos de café vert bu en moyenne chaque année par individus, ils se situent donc juste après les Américains. La consommation française de café, qui atteint chaque année près 300 000 tonnes de café représente 6,6% des importations mondiales de café. Ce chiffre varie très peu d’année en année. En effet le marché du café est dit “fermé”, “stable” et “plat” car sa qualité ne progresse pas, ce qui n’encourage pas le consommateur à boire plus de café. De plus, étant donnée la grande part de la population buvant du café, peu de consommateurs peuvent encore découvrir le produit et l’intégrer à leurs quotidiens. Le café joue un rôle crucial dans l’économie nationale puisqu’il constitue le deuxième produit d’importation après le pétrole et le premier marché alimentaire, qui pèse plus de 600 millions d’euros.

Une histoire de café

La notion de café, établissement où l’on sert des boissons et des repas légers a vu sa première apparition en Perse, les cafés étaient appelés, au XVIe siècle, qahveh-khaneh. C’étaient des lieux de socialisation où les hommes pouvaient se rassembler pour boire du café, écouter la musique, lire, jouer ou écouter la lecture du Shâh Nâmâ. Peu après, le café arriva en Europe. La passion pour le moka gagna Venise en 1615 et le premier café n’ouvrit à Vienne (Autriche) qu’en 1640. Il y avait deux conditions pour entrer dans un café : un petit prix d’entrée – un penny et le port de vêtements respectables et propres, certainement afin d’éviter les plus pauvres. À part cette restriction, n’importe qui y était le bienvenu, à la différence des clubs de gentlemen réservé à l’élite nantie. 

En France, c’est Jean de la Rocque, négociant qui avait séjourné à Constantinople qui introduit la fève de café à Marseille vers 1644, mais c’est seulement vers 1660 qu’il devient à la mode dans cette ville que Lyon ne tarde pas à imiter. À Paris ce fut seulement en 1669 que l’usage du café se répandit à Paris, grâce à l’apport de la fève par Jean de Thévenot en 1657 et par l’intendant des jardins du sérail du sultan, Soliman Aga Mustapha Raca que Mehmed IV avait envoyé à Louis XIV comme ambassadeur extraordinaire et qui offrait à ses visiteurs du café dans des tasses de porcelaine fabriquées au Japon. C’est au 13 rue de l’Ancienne Comédie (anciennement rue des Fossés saint Germain) que Procope, de son vrai nom Francesco Procopio dei Coltelli ouvre en 1684 le “Café Procope” et l’un des premier café parisien. Un café qui donnera naissance à tous les bouleversements intellectuels qui ont secoué Paris. L’établissement est réputé pour ses glaces et son café que l’on y sert mais aussi pour les nouvelles qu’on y lit, et les échanges d’idées, l’esprit révolutionnaire y fermente déjà. Lorsqu’en 1689 la Comédie Française s’installe non loin du café, le Procope devient aussitôt un lieu à la mode et le lieu de rendez-vous de la critique littéraire et théâtrale, des dramaturges, des écrivains, des philosophes. La Fontaine, Regnard, Marivaux, Crébillon sont des habitués. C’est le plus réputé des cafés littéraires du XVIIIème siècle. C’est d’ailleurs là, que Beaumarchais vient se réfugier en attendant de savoir l’accueil que le public allait réserver à la première représentation de son Mariage de Figaro qui se jouait à l’Odéon. 
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Évolution du rôle du café dans la société

Catalyseur du siècle des Lumières, période très importante dans la formation du monde qui a élaboré une nouvelle philosophie mettant l’accent sur la rationalité et la logique dans le but de battre en brèche la tradition et la superstition qui régnaient alors, le café a changé le monde. Les cafés sont devenus très vite un centre de diffusion des nouvelles et actualités. Tout le monde avait le droit à la parole dans les cafés, même s’ils n’étaient pas gentilshommes ou riches. Dans les cafés, on discutait et on se disputait à propos de tous les grands sujets, religion, politique, arts. Parmi les philosophes des Lumières anglais et français, on compte des habitués des cafés, d’après le témoignage de leurs œuvres ou dans leurs biographies : Anthony Collins, John Locke, Denis Diderot, Houdar de La Motte, Montesquieu, Voltaire ou Jean-Jacques Rousseau. Ce dernier, dans les “Confessions”, parle de ses visites au café à toutes les heures de la journée. Il écrit : “Voltaire avait la réputation de boire 40 tasses de café chaque jour pour l’aider à rester éveillé pour penser à la manière de lutter contre les tyrans et les imbéciles”. Montesquieu, dans la 36e de ses Lettres persanes, écrit en parlant du Procope : “Il y a un établissement, où l’on apprête le café de telle manière qu’il donne de l’esprit à ceux qui en prennent ; au moins, de tous ceux qui en sortent, il n’y a personne qui ne croie qu’il en a quatre fois plus que lorsqu’il y est entré”. 

Aujourd’hui plus qu’un lieu d’échanges conviviales, certains cafés, de par leurs originalités sont de véritables endroits à la mode, et les réseaux sociaux tels que Instagram, en sont la preuve avec le développement du concept du “Latte Art”. Il s’agit de l’art de réaliser des motifs ou des dessins dans le café. Au départ, on dessinait seulement un cœur avec la mousse de lait. Plus tard, les amateurs de cette discipline artistique ont augmenté en nombre. En outre, ils rivalisent de créativité. Les plus habiles arrivent à dessiner des animaux, des fleurs ou même des portraits de personnalité célèbre. Ils portent désormais le titre de barista. Mais à quoi ça sert la latte art ? En fait, faire de la latte art, c’est accroître la valeur du café. Il devient donc un produit de luxe. Mais avec la latte art, on peut également optimiser la satisfaction du client. Quoi de plus agréable d’avoir devant soi un cappuccino orné d’une magnifique image ! 

Positif pour la rentrée

Positif pour la rentrée

Par Sarah Barreiros Rédigé le 11/09/2018 (dernière modification le 10/09/2018)

Septembre, le mois de la rentrée des classes et du retour au travail est souvent perçu par les Français comme un temps de remise en question personnel et psychologique post vacances. Il existe cependant plusieurs moyens d’aborder cette saison positivement.

Illustration. Photo prise par l’auteur.

En effet, quand vous vous sentez déprimé parce que vous venez de réaliser que l’été est fini et qu’il n’y aura plus de soleil, que vous ne pourrez plus dormir sous les étoiles, sentir la chaleur du soleil sur votre visage, voir les pluies d’été, porter des vêtements d’été légers et ce, pendant un an, et surtout que vous devez retourner à l’école ou à votre travail, le sentiment de déprime et de morosité apparait. Rentrer chez soi après avoir voyagé peut être plus difficile que ce que les gens pensent, surtout si vous êtes parti depuis plus de deux semaines. La dépression après les vacances peut être encore plus accrue que ce que l’on pourrait croire. On l’appelle le trouble affectif saisonnier, ou TAS, qui affecte environ 6% de la population française. Le TAS provoque généralement une dépression à mesure que les jours se raccourcissent et se refroidissent. 

Les causes

Si vous avez déjà souffert de dépression, vous savez probablement qu’il est souvent essentiel d’avoir une routine fiable pour éviter les symptômes. Mais pendant l’été, la routine s’efface, et cette perturbation peut être stressante. Par exemple, si vous avez des enfants à l’école primaire, vous êtes soudainement confronté à la perspective de les garder occupés toute la journée, tous les jours. Si vos enfants sont à l’université, vous pouvez les retrouver soudainement, après neuf mois d’absence. Avec les vacances, votre rythme de travail change, votre sommeil et vos habitudes alimentaires aussi. Ces derniers sont les premières causes qui peuvent contribuer à la dépression estivale qui arrive ensuite. Les soucis financiers en sont une autre. Les étés peuvent être coûteux.  

De manière générale, vous disposez de X jours pour apprécier, dépenser dans les choses que vous aimez, vous détendre, voir de nouveaux endroits et pour ne pas avoir à vous soucier de quelque chose, et en septembre l’horloge repart de “zéro”. Il est difficile donc de retourner au travail lorsque vous verrez qu’il y a des factures à payer et des courses à faire. Les corvées s’accumulent, et il est facile de se sentir dépassé. De plus, toute la planification des vacances et de l’après vacances demande beaucoup d’énergie (sans parler des déplacements physiques). C’est pourquoi beaucoup de gens ont besoin de vacances après leurs vacances.

Quelques conseils

Que vous rentriez chez vous après une semaine de vacances ou un voyage d’un an, vous pouvez vous connecter à Pinterest ou créer un nouvel album contenant toutes les images de rêve dont vous avez besoin pour inspirer votre prochain voyage à l’étranger. Gardez les yeux sur le prix et ne laissez pas un compte en banque potentiellement épuisé décourager vos rêves. Ensuite, lorsque vous êtes en vacances vous êtes constamment en déplacement ou vous rencontrez de nouvelles personnes, vous organisez plusieurs activités par jour et vous planifiez vos sorties. Vous vous habituez à ce style de vie, puis vous rentrez chez vous et ça s’arrête. Ne le laissez pas! Restez occupé, allez à la gym, commencez à cuisiner, prenez un livre, voyez des amis que vous n’avez pas vu depuis longtemps, apprenez une nouvelle langue, faites des recherches sur des événements sympas et de nouveaux restaurants qui ont ouvert dans votre quartier et finalement, vous reviendrez petit à petit à un état positif. 

Souvenez-vous des bonnes expériences que vous avez vécues, mais aussi allez de l’avant. Prenez du temps pour vous pendant quelques jours, votre maison n’a pas besoin d’être dépoussiérée le jour de votre retour. Essayez de planifier vos vacances de façon à ce que vous ayez une journée complète ou deux pour vous détendre à la maison avant de retourner au travail. Et essayez de planifier de petites tâches au cours des prochaines semaines pour vous assurer que les choses se font un peu à la fois. Ne le faites pas pendant plusieurs mois, mais donnez-vous une semaine pour vous habituer à être à la maison donc, sans vous soucier de ce que vous devriez ressentir ou de ce que vous devriez faire. Ne déballez pas votre valise si cela vous semble trop pénible, respirez et expirez, caressez votre chien, votre chat ou attrapez simplement Netflix. Après environ une semaine, concentrez-vous sur quelque chose qui contribue à votre vie à la maison. Cela vous aidera à vous habituer à votre retour, et à commencer l’année du bon pied! 

Voyage sur la terre des Maoris

Voyage sur la terre des Maoris

Par Sarah Barreiros Rédigé le 01/09/2018 (dernière modification le 31/08/2018)

La Nouvelle-Zélande terre des Maoris, est l’un des pays les plus isolé au monde, mais surtout, l’une des destinations touristique les plus attrayante grâce à son capitale culturel et sa nature incroyable.

Les paysages diverses de Nouvelle-Zélande. Photo prise par Sarah Barreiros.

Ces îles sont l’une des biorégions les plus particulières de la Terre, habitées par des oiseaux incapables de voler, que l’on ne voit nulle part ailleurs, comme un perroquet nocturne appelé kakapo et kiwi. Les kiwis ne sont pas seulement l’un des symboles nationaux mais aussi le nom que les Néo-Zélandais se font généralement appeler. La Nouvelle-Zélande ajoute souvent une touche d’aventure à la nature: c’est la maison d’origine de la navigation par jet dans les gorges peu profondes, et le saut à l’élastique où l’on a l’occasion de sauter quelque chose de suffisamment haut pour avoir des sensations fortes. Dans sa petite boussole, il offre une gamme de paysages étonnants, un portefeuille complet de tous les sports que vous pouvez imaginer, un certain nombre de villes sophistiquées, de superbes pistes de ski et de surf et d’excellents vins. De nombreux visiteurs potentiels ont une impression déformée sur l’endroit et la nature de la Nouvelle-Zélande. Par conséquent, pour mémoire, elle se situe dans le sud-ouest du Pacifique et compte deux grandes îles, et de nombreuses îles beaucoup plus petites. C’est donc un pays long et étroit, orienté très approximativement du nord au sud et dont les chaînes de montagnes s’étendent sur presque toute leur longueur. 

Les Maoris

La culture maorie continue de jouer un rôle important dans la vie quotidienne et dans le symbolisme des gouvernements et des entreprises, offrant aux visiteurs de nombreuses occasions de comprendre et d’expérimenter l’histoire et les formes actuelles de la vie des Maoris. Aujourd’hui, les Maoris vivent dans toute la Nouvelle-Zélande et nombre d’entre eux participent activement au maintien de leur culture et de leur langue. Dans toutes les communautés maories, le marae met l’accent sur la vie sociale, culturelle et spirituelle. Le terme marae désigne une zone communale comprenant un wharenui (lieu de réunion) et un wharekai (salle à manger). Les Maoris se définissent par leurs iwi (tribu), hapu (sous-tribu), maunga (montagne) et awa (rivière). Whanau est le nom donné à la famille, le terme englobe la famille immédiate, la belle-famille et tous ceux liés par des liens de sang. Ces dernières années, l’introduction de nids de langue maorie (kohanga reo) a ravivé la langue maorie. À Kohanga Reo, les enfants d’âge préscolaire sont encouragés à parler en maori. Les écoles primaires et secondaires s’appuient sur cette immersion précoce en incluant les Maoris dans les programmes. Les sculpteurs traditionnels contribuent également à préserver la culture maorie en créant des œuvres complexes qui rendent hommage au passé. Chaque pièce sculptée raconte une histoire qui peut être lue par ceux qui savent le faire. La forme des têtes, la position du corps ainsi que les motifs de surface fonctionnent ensemble pour enregistrer et mémoriser les événements. Les anciennes croyances de la culture maorie sont reconnues et respectées par les dirigeants néo-zélandais aujourd’hui. 

Une terre aux multiples visages 

La Nouvelle-Zélande est assise sur deux plaques tectoniques, le Pacifique et l’Australie. Être à cheval sur deux plaques tectoniques et s’asseoir sur le “cercle de feu” du Pacifique peut présenter des inconvénients sous la forme de volcans, de tremblements de terre et d’autres dangers naturels. Cependant, cette activité souterraine bénit également la Nouvelle-Zélande avec des zones géothermiques spectaculaires et des sources chaudes relaxantes, tout en fournissant de l’électricité et du chauffage dans certaines régions. 

Rotorua est le centre de l’activité touristique géothermique, avec beaucoup de bassins de boue, de geysers et de sources chaudes dans ses zones thermales actives, sans parler de son odeur “Sulphur City”. D’abord installés par les Maoris qui utilisaient les sources chaudes pour cuisiner et se baigner, Rotorua a rapidement attiré les résidents européens. L’existence d’une “colonne vertébrale” de chaînes de montagnes en Nouvelle-Zélande est également due au mouvement des plaques tectoniques de la Terre. S’étendant du nord de l’île du Nord jusqu’au fond du sud, ces montagnes sont causées par la collision des plaques australienne et pacifique. Pendant des millions d’années, les alluvions (érodées par les rivières) ont formé les vastes plaines de Canterbury dans l’île du Sud et un certain nombre de petites plaines au nord. Ces plaines alluviales contiennent certaines des terres agricoles les plus fertiles et les plus productives de Nouvelle-Zélande. Les Alpes du sud de la Nouvelle-Zélande ont un certain nombre de glaciers, le plus grand étant le glacier de Tasman, que vous pouvez voir en vous promenant à pied depuis le village de Mount Cook. Les glaciers les plus célèbres de Nouvelle-Zélande sont le Franz Josef et le Fox, sur la côte ouest de l’île du Sud. Cueillies par des glaces sur des milliers d’années, ces glaciers spectaculaires sont facilement accessibles aux alpinistes et aux randonneurs. 

Vous pouvez marcher jusqu’aux glaciers ou faire une randonnée en hélicoptère, en descendant. Pendant des millénaires, le processus de subduction a vu des parties du paysage néo-zélandais être submergées. Les Marlborough Sounds et Fiordland sont des exemples de hautes montagnes qui ont “coulé” dans la mer, créant des sons et des fjords spectaculaires. Ces zones fournissent certains des paysages les plus pittoresques de Nouvelle-Zélande, avec des collines abruptes et luxuriantes qui se jettent dans les baies profondes.