Look Book : Le look preppy ou comment l’adopter

Look Book : Le look preppy ou comment l’adopter

Pour cette deuxième période de confinement, et pour votre plaisir, je vous propose chaque semaine de remettre à jour vos look book de saisons ! Trois mots résument aujourd’hui le style preppy: Classique, collégiale et élégant. Même si les tenues semblent simples, il y a beaucoup de choses dont vous devez tenir compte afin de réussir ce style sans effort.

Le look Preppy ou BCBG. (c) Sarah Barreiros.

La période la plus merveilleuse de l’année pour moi, c’est l’automne. Avec des températures plus fraîches et les feuilles orangées sur le chemin, il est temps de réorganiser votre garde-robe preppy et de commencer à acheter vos produits de base saisonniers préférés. Le style preppy est un style tout en apparence classique, propre et collégiale.

Donc, si vous êtes le genre qui préfère avoir l’air raffiné plutôt que robuste, un look preppy pourrait vous convenir. Mais si le shopping chez des marques telles que Ralph Lauren, Tommy Hilfiger et Lacoste aidera sans aucun doute, il y a aussi des façon plus simples et moins onéreuse qui existent pour obtenir une apparence preppy élégante. De la tenue parfaite pour la cueillette de pommes à une façon géniale de porter vos robes d’été, voici mes conseils pour l’adopter !

Comprendre le look Preppy

Avoir l’air preppy ne se résume pas à jeter un polo pastel et des chaussures bateau; il dégage l’aura d’un style de vie privilégié spécifique. Se présenter de la bonne manière peut être la clé pour être aussi preppy que vous le souhaitez. Soyez poli et gracieux dans les environnements sociaux et adoptez des passe-temps qui montreront votre nature preppy.

Le terme “preppy” ou “BCBG” (pour “bon chic bon genre”) est l’abréviation de “Preparatory School”, les écoles privées permettant de préparer l’entrée aux universités de la Ivy League (la Ivy League, ce sont huit universités prestigieuses américaines représentant l’excellence intellectuelle).

Le style Preppy d’aujourd’hui, tel que nous le connaissons existe depuis le début des 50’s, il incarnait des valeurs conservatrices protestantes : la distinction, la réussite sociale, les règles de bienséance et le conformisme. Et la sélectivité liée au niveau social, et ce conformisme délibéré a fait qu’au bout d’un moment, on a abouti à un quasi-uniforme : chemise, veste, cravate aux couleurs de l’université, chinos ou pantalon en flanelle, mocassins et chaussures à lacets pour les garçons; veste à blason, jupes à tartan, chaussettes hautes et petit cardigan cintré pour les filles.

Bien qu’imitant les rites francs-maçons, ils ne sont en réalité qu’un moyen de tisser des liens avec des groupes fermés, des gens appelés à être de futurs dirigeants dans leurs catégories respectives. Cet esprit est encore renforcé par les codes universitaires : sport, dortoirs communs, traditions… Tout cela contribue au sentiment des prep’s d’être membres d’une élite, au sein d’une culture de l’exclusivité. En bons membres conscients d’une aristocratie, les premiers adeptes du preppy s’efforcèrent d’inculquer tout ce système de valeurs à leurs enfants, en prenant comme modèle ce qu’ils connaissaient : les bibliothèques en chêne lambrissé de Brown, les courts de squash de Deerfield, ou encore les nuits de Choate Rosemary Hall.

Les indispensables de la garde robe preppy

• La veste blazer : on la choisit plutôt cintrée dans une couleur neutre. Côté motif on optera pour des carreaux.
• Un pull fin : on le choisit en col en rond ou en V, avec ou sans manche.
• Le cardigan : l’indispensable à porter par-dessus une chemise. Avec un écusson c’est encore mieux.
• Une chemise oxford bleue, blanche ou saumon.
• Le pantalon : on le choisit soit chino soit en ensemble assorti à sa veste de blazer.
• Des mocassins : les plus célèbres du style preppy ? Les penny loafers !
• Une cravate : celle des preppy boys est rayée aux couleurs de leur université.

Et pour être preppy en version féminine ?

– Veste Blazer avec écusson ou non
– Chemisiers à col claudine, rentrés dans des jupes patineuses ou à imprimé tartan, pour rester dans l’univers des classes préparatoires.
– Par-dessus la chemise, il est coutume de porter un cardigan boutonné.
– Les jupettes façon tennis ou patineuse
– Un pantalon slim
– Les grandes chaussettes façon bas sont aussi très prisées dans la tendance preppy et le look est complété par des ballerines, des baskets élégantes ou des derbies.

Pour ne pas avoir l’air déguisé, on mixe les pièces preppy avec des éléments plus casual et sportswear. Par exemple : la veste de blazer ira aussi très bien avec un jean et le chino avec des baskets plutôt que des mocassins.

Guerlain une institution exquise depuis 150 ans : Le plus ancien parfumeur français

Guerlain une institution exquise depuis 150 ans : Le plus ancien parfumeur français

Provoquer une émotion, surprendre et sortir des sentiers battus, cette ligne de pensée suivra l’histoire de la maison Guerlain à travers 100 fragrances, dont plusieurs parfums mythiques qui ont marqué l’histoire de la parfumerie.

Guerlain une institution exquise depuis 150 ans. (c) Sarah Barreiros.

L’histoire de la maison Guerlain c’est plusieurs générations de parfumeurs de talent qui se sont  succédé pendant plus de 150 ans. Ce nom est synonyme de créateurs audacieux, de créations uniques et de savoir-faire intemporel. Tout commence en 1828 au 42, rue de Rivoli à Paris. Pierre-François-Pascal Guerlain, parfumeur et chimiste de génie y ouvre sa première boutique. Chez Guerlain, rien n’a jamais été plus inspirant que la partie orientale du globe. Il met en scène l’un des bois les plus précieux et les plus recherchés des parfumeurs, le patchouli. Souvent placé dans les notes de fond des fragrances, il est mis en valeur et sert de fil conducteur à l’ensemble de la recette. Elle apporte de la profondeur, de la sensualité et est considérée par certains comme aphrodisiaque surtout quand elle est associée à des notes orientales suaves, encens, vanille, ciste etc. Le patchouli peut être rafraîchi par les agrumes comme la bergamote, elle est souvent associée à la rose, parfois au jasmin, mais un peu moins à l’ylang-ylang. Le patchouli s’associe aussi parfaitement aux notes gourmandes.

“Le patchouli : La plante du luxe et du raffinement”

La feuille de patchouli ou patchouly, apparaît dès le début du XIXe siècle avec pour origine un nom certainement composé de l’association des termes patch (vert) et ilai (feuilles), ou leaf en anglais. On dit aussi qu’il viendrait du tamoul paccilai signifiant feuille verte.  Originaire du Sud-Est asiatique, ses principaux producteurs sont surtout l’Indonésie, le sud de l’Inde, la Chine, Madagascar et les Philippines.  Le patchouli est la matière première la plus utilisée en parfumerie, à l’exception des agrumes. C’est une plante qui ressemble beaucoup à un grand arbuste d’environ un mètre, aux feuilles ressemblant à celles de la menthe.  La plante possède une tige velue et ferme, de grandes feuilles odoriférantes et duveteuses et des fleurs blanches nuancées de violet. 
La plante fraîche ne sent presque rien, elle développe son odeur quand les feuilles sont mises à sécher de préférence à l’ombre, en évitant qu’elles ne fermentent, pendant une durée de 5 à 6 jours. La production mondiale du patchouli est d’environ 1.600 tonnes environ d’huiles essentielles et 90% viennent d’Indonésie. Le patchouli est appelé en Indonésie le Nilam.

Il arrive tout d’abord en Angleterre et trône dans les pots-pourris sur la table des salons de la bourgeoisie ainsi que dans les parfums à l’époque victorienne, puis il a perdu de son importance. 
Ensuite  il vient en France, les cocottes du Second Empire se faisaient offrir des châles en cashmere venus d’Inde parfumés au patchouli. En effet, les feuilles étaient glissées dans ces châles pour les préserver des mites pendant le transport. C’était alors très chic de porter ces châles à la fois pour leur beauté exotique et pour leur odeur. Celle-ci a donc été associée à ces châles, considérés comme le comble du luxe et du raffinement. Cette association à ce qui est chic, exotique et rare, en fait une odeur très prisée par celles que l’on appelle les «cocottes». Il est alors plébiscité en parfumerie et débarque dans tous les ateliers de composition. On adore alors ses notes addictives et sensuelles, comme celles du muscou du jasmin. Le patchouli conquiert également le cœur des demi-mondaines du Second Empire sur les Grands Boulevards parisiens. Le patchouli a une odeur boisée, terreuse, humide, sombre et m’évoque une couleur entre marron et noire. Une molécule d’une note de camphre y est identifiée, elle possède aussi presque une senteur poussiéreuse. 
Le patchouli peut faire penser à l’odeur d’un bouchon de liège ou d’une pomme trop mûre, certains lui trouvent des senteurs de champignon, de cave, de moisi.
 Beaucoup de parfumeurs m’ont dit qu’ils percevaient une petite touche de cacao dans un patchouli de bonne qualité.

La maison Guerlain

Originaire d’Abbeville, Pierre-François Pascal Guerlain est né en 1798. Depuis sa plus tendre enfance, il se dit fasciné par les odeurs. Ainsi, en 1817, il annonce à ses parents qu’il souhaite réaliser son rêve, devenir parfumeur à Paris. Il est d’abord embauché comme marchand à la maison Briard, fabricant et commerçant en parfumerie. Puis, il se fait engager, en 1822, par Dissey et Piver. En parallèle, il fait des études de médecin chimiste qu’il termine en 1828. C’est là qu’il décide de revenir s’installer à Paris comme parfumeur vinaigrier. C’est ainsi qu’est née la parfumerie Guerlain. Pierre-François Pascal Guerlain y commercialise essentiellement des savons. En 1836, il se diversifie et vend également ses premiers rouges à lèvres. En parallèle, il s’adonne à son activité favorite de parfumeur et propose ses premières eaux de toilette. Il importe également des lotions d’Angleterre ainsi que des crèmes de soins. Il connaît un véritable succès depuis sa création, sa réputation s’accroît encore lorsqu’ilcrée l’Eau de Cologne Impériale pour l’Impératrice Eugénie. Certains clients, comme Honoré de Balzac, lui demandent même de leur créer des parfums inédits. Forte de ce succès, la maison Guerlain déménage et voit les choses en grand. Elle s’installe en 1842 au 15, rue de la Paix. De nouvelles fragrances sont produites pour les plus célèbres  têtes couronnées, comme le prince de Galles, la reine des Belges ou encore la duchesse de Berry. Pierre Guerlain décède en 1864 et son entreprise est alors reprise par ses fils, Gabriel et Aimé. Tous deux sont très complémentaires. Gabriel dirige l’entreprise, tandis qu’Aimé crée les parfums. Ensemble, ils élaborent le premier bâton de rouge à lèvres en tube, une véritable révolution! En parallèle, la maison Guerlain devient aussi le parfumeur attitré des plus grandes cours européennes.

En 1894, Jacques Guerlain entre dans l’entreprise. Il est le fils de Gabriel. À ce jour, il est considéré comme l’une des figures emblématiques de la marque mais également comme l’un des parfumeurs les plus célèbres de la planète, toutes générations confondues. Nous lui devons un grand nombre de succès, comme les parfums Après L’Ondée, l’Heure Bleue, Mitsouko ou encore Shalimar, né en 1921, et qui compte encore parmi les parfums les plus vendus de la planète, près  un siècle après sa sortie! Jacques Guerlain est également à l’origine de la célèbre Guerlinade, mêlant des baumes, de l’iris et de la vanille. Le parfum Vol de Nuit, quant à lui, rend hommage aux prestigieuses avancées de l’aviation. Habit Rouge s’inspire de l’univers équestre et de la chasse à courre. Bien plus qu’un simple catalogue de parfums, Jacques Guerlain a créé un véritable témoignage de son époque. En 1994, la marque est rachetée par LVMH. Aujourd’hui, Thierry Wasser a repris le flambeau et parcourt le monde à la recherche des plus belles matières premières, pour composer des fragrances toujours plus remarquables et surprenantes. Il est le premier à ne pas posséder le patronyme Guerlain, mais sa légitimité est réelle, son talent, plus important que les liens du sang, lui permettront d’exceller à la tête de cette maison, comme ses prédécesseurs avant lui.

Haute Couture : The emergent work of a new japanese designer, Kuriko Oikawa

Haute Couture : The emergent work of a new japanese designer, Kuriko Oikawa

Kuriko Oikawa is a japanese fashion designer and an emergent talent of the business of Haute Couture. By showing her immense creativity, her handwork as well as her ideas, her outfit sells to represent rebel personnality and irony.

Kuriko Oikawa : dress inspired by Victoire de Samothrace . (C) Kuriko Oikawa.

It is the start as a designer for her. She already proved that being yourself , being a business woman and a designer makes for success in the fashion industry, and in life in general. Undoubtedy Kuriko has experience as she travel for years all over the world, and understanding of global trends and influences. What really makes her stand out from other new comers is her honesty and authenticity she brings to her vision of feminity. Autodidact, her style is built on her signature aesthetic of colors and playful proportions creating feminine, sexy and free of specific code design. It is clear that she has reached a new stage in her carreer and there is no doubt that she now gonna graduated from the rank of emerging talent to etablished designer.

We talk then with Kuriko about her amazing work, her secrets for success and how to find in life the perfect balance.

Kuriko Oikawa : dress inspired by Victoire de Samothrace . (C) Kuriko Oikawa.

 Kuriko, talk to us more about you ?

Born in Sapporo Japan Started figure skating 6 years old Since when I was little I wanted to be a show skater. I was always love the art side of this sports, wanted to wear pretty costumes, under the spot light . When I was competing my mom made all the skating costumes, she was so good at it. Wearing costumes that made just for me definitely feel so special, feel confident. And I joined Disney on ice after I graduate high school. My family was so understanding that I am not going to college, they were happy that I was able to be a show skater I always wanted. And tour with the show for 8 years.

After I tour for 8 years , I was ready to move on to another chapter. And I was thinking of retirement this year from skating career. So I was just looking for new thing to do, I always wanted to be a art school student, which i didn’t have a chance since I was doing figure skating, I didn’t have time and money while I was doing that. I was originally interested to be a makeup artist, so 3 years ago I when to makeup school, while I was still touring. Used my off time I’m Japan . But I found that it was just for my fun , I wasn’t sure about makeup artist is a new dream job for me. And I was wondering i want to do for a while, and I saw Netflix show call “next in fashion “ And that triggered me something in me, like I made me so excited about it. Nothing else really made me this excited. And that moment I decided what I want to do. And funny thing is this corona virus happened , and I have to come home in March. And I was not actually ready to move on , since school here starts in April so I went to see fashion school near my house , and seems like they are welcoming and I just thought this is just meat to be. So I entered fashion school this April. Since this pandemic school didn’t start right a way, we had online class for a but , but now I am physically going school.

– Kuriko, how did you discover your passion for fashion ?

My passion for fashion To be honest I am not the fashionable person. Since i was little I was busy skating, So I have been wearing, pajama -school uniform -skating clothes – pajama again And after I joined tour you only allowed to carry 2 suite cases and my priorities wasn’t fashionable clothes, my suit case was usually occupied with rice and soy source ahaha But I guess I was always in the environment with pretty costumes and party dress. So what I come up with has lot of fantasies. I am sure I have original world that I can only create, I am excited to learn the techniques so I can make my own clothes
You are amazing
Nobody answer to me that fast!

– What market do want to touch thru your work ?
I just started sawing clothes, and there is so many thing I don’t know about. But I really like high fashion world. I wish to be a tailor and be a part of it. It’s something that makes people feel so special wearing it, just because of that quality, technique,it’s so professional. There is a dram for everyone. I am a show girl and entertainer, so if one day I can experience the world of that high fashion, the excitement, the stress before collections, the drama that is gonna me feel like I am where I belong>

– What is your designer inspiration and what do you think of fashion in Japan ?
I don’t really have a icon, But for me fashion represents rebel and irony. So in Japan you don’t really wear thing that show skin so much. Like I go out side in the summer with my shorts on , but not much people show legs. My part time job told me it’s to much skin showing and company won’t really appreciate that. Of course there is a person dress up crazy here, but I don’t think people here don’t want to stand out by dress up unique. So then I am sarcastic person so I want to do 180. I wanna show people that I gonna do whatever I want to do, even tho I understand what people gonna think of me, I love the challenge Still I follow rule because I don’t want to lose myjob, ahah but it just for someday that I work for what I really want to do

– What is your message thru your fashion vision ?
My message through my work For now I am just liking the learning process, it’s so interesting to do something new ,something that is out of comfortable zone. This year has been tough like every body else ,but making clothes definitely have a place for me , enjoy the time right now and hopefully this gonna take me to somewhere in the future!

The Circle Game France (Netflix) : Conversation avec Gary, le candidat pétillant de la télé réalité

The Circle Game France (Netflix) : Conversation avec Gary, le candidat pétillant de la télé réalité

C’est le programme sensation du confinement : l’édition française de The Circle Game sur Netflix. Candidat emblématique de la saison, Gary nous livre aujourd’hui les secrets de son parcours avec toute la fraîcheur, le fun et la bonne humeur qui le caractérise.

Gary, candidat à "The Circle". (c) Gary Jarny.

Après un lancement aux États Unis, au Royaume-Uni et au Brésil, l’émission “The Cercle Game” est la nouvelle télé réalité, tendance sur Netflix. La première incluant le thème des réseaux sociaux. Le principe ? Enfermer 4 candidats et 4 candidates dans des appartements séparés du style rétro branché coloré, et les faire communiquer via des écrans de télévision à commande vocale. L’interface prend ainsi la forme d’un réseau social, “The Circle” ou “Le Cercle”.

Les candidats peuvent créer un profil et y attacher des informations vraies ou fausses selon leur choix pour ainsi devenir au fil du jeu, le joueur le plus populaire. Au fur et à mesure des jours, les candidats doivent s’évaluer et les deux joueurs populaires de la journée, appelés “influenceurs”, auront le pouvoir d’éliminer un des joueurs du jeu. À la fin, seul un candidat en ressortira gagnant et remportera la jolie somme de 100 000 euros. Faux profils, flirts stratégiques, vérité, mensonges, quel est le meilleur moyen pour être populaire ? La question des réseaux sociaux et de leur place dans notre quotidien se pose dès lors. Sont-ils un moyen de communiquer ou une plate-forme marketing ? Quelles sont les limites de leur utilisation ? Si certaines réponses paraissent évidentes, une véritable réflexion sociologique se pose pour d’autres. The Circle ouvre ainsi la porte à la compréhension des liens sociaux, dans un monde où l’hyper digitalisation prône. Pour répondre à ces questions, nous rencontrons Gary. Candidat de la saison, ce joueur a su user de stratégie, de vérité mais aussi d’authenticité pendant son parcours, pour devenir l’un des candidats les plus apprécier de sa saison. Ce dernier nous parlera de son aventure, ses impressions, et du message, fort qu’il souhaitait passer. Interview avec un homme pétillant, charismatique et authentique qui ne mâche pas ses mots !

“Si je peux être le porte-parole de l’amour de la différence grâce aux réseaux sociaux, je vais le faire”


Gary Jarny, authentique et candidat du "Love". (c) Gary Jarny.

Gary parle nous de ton parcours, quel a été le processus de ton audition pour “The Circle”. Avais-tu déjà participé à d’autres émissions ?

Pour moi c’était vraiment nouveau. Ce qui est innovant avec The Circle c’est que j’appelle ça un jeu réalité. Ça correspond plus à ce qu’on a vécu. J’ai été contacté par Instagram, et j’ai dû passer différentes étapes. Je n’avais pas d’attentes, je me disais, si ça marche tant mieux, si ça ne marche pas tant pis. J’ai quand même une vie, mais par chance, car je considère qu’il y a une part de chance, j’ai été pris !

– Quelles étaient tes motivations en acceptant de participer en sachant que cela peut impacter ta vie “d’après” ?
J’aime le fait d’être vierge d’une situation, de ne pas maîtriser les codes, de faire un baptême, c’était une nouvelle aventure dans ma vie à tenter. Deuxième chose, j’avais un message à faire passer. À mon niveau je pense que la communication est très importante, je voulais soutenir la communauté LGBT et montrer que l’on peut vivre ensemble malgré notre différence et que grâce à cette dernière on peut être aimer des autres. Je n’ai pas pensé à l’après, c’est une expérience et une parenthèse qui était top !

– As-tu élaborer des stratégies précises ?

Je n’avais aucune stratégie, j’étais beaucoup dans le “love” et je me suis dit que pour être populaire, je devais être moi. Comme dans le film “Grease”, il y a le groupe des populaire dont tout le monde souhaite faire partie. Mais pour moi, ce qui donne victoire à cela c’est l’amour. J’ai fonctionné au coup de cœur. Il était très important de rester authentique et que le Gary de ma vie de tous les jours soit visible. Si c’était à refaire je ferais pareil mais j’ai oublié le côté jeu. Cédric qui était dans le “gamme” pure et dure j’ai apprécié, de même pour Inès. Le plus compliquer en fait, et qui était la règle du jeu, c’était de se faire accepter de la communauté pour être populaire sachant que dans les votes, les gens ne jugeaient pas en fonction du plus populaire. Est-ce que les affinités que tu fais dans le jeu sont réels, alliance ou stratégie ? Ce sont les questions permanentes qu’on se pose. Inès a été mon coup de cœur de la gamme, je l’aie toujours mise première, sauf ma dernière fois ou avec les stratégies de la Team Winner, j’ai essayé de venger Cédric et sauver Inès, et de me faire apprécier d’eux, s’en avoir la possibilité de communiquer avec Inès de mon plan, mais ça n’a pas fonctionné. Aujourd’hui nous avons construit de vraie amitié, mais pendant le jeu, la réalité est qu’il n’y a qu’un seul gagnant. Nous sommes des personnalités très différentes, mais la beauté de la chose est que nous avons créé une communauté et des liens très forts. Aujourd’hui je peux die que grâce aux réseaux ont peut créé de vraie connexion, en faisant attention bien sûre ! Le cercle est vraiment comme un jeu réalité du style Cluedo, sans scénario, nous ne sommes pas des personnages de série ou des acteurs, tout est authentique !

– Qu’a tu ressentis dans ta toute première entrée dans le jeu ?

C’était ma première fois en avion ! Et quand je suis rentré, j’étais tellement fan de la déco qui avait été décorée en fonction de ma personnalité et de même pour les autres candidats, Chacun avait des appartements qui leur correspondaient ! Pour Valeria par exemple, un appartement rose et “girly” qui correspond totalement à son profil, Éléa qui est très voyageuse avec une carte du monde en fond, et pour moi des couleurs très pop et fun, si j’avais pu je serais partie avec mon appartement ! En plus nous avons pu amener des effets personnels et ajouter notre petite touche ! J’ai même amené ma petite peluche Maya l’abeille ! On s’est rendu compte avec d’autres candidats que la peluche pouvait remplacer un lien affectif !

– Parlons un peu du jeu, des conditions de vie, peux-tu nous décrire tes journées ?

Ce fut un confinement avant le confinement en quelque sorte. Les journées ne m’ont paru pas longue. J’étais déjà dans une optique de travailler sur moi-même, sur la méditation, le yoga, avant de rentrer dans le jeu. Ça fait vraiment du bien de me retrouver au calme. La technique ne m’a pas manquée. Il faut aussi savoir qu’une journée correspond à une semaine, nous n’avons pas de portable et pas d’horloge et il se passe tellement de choses en un jour ! Tes amis du matin ne sont pas forcément ceux du soir, une question peut chambouler toute une stratégie et ça nous occupe l’esprit de devoir comprendre comment fonctionnent les uns et les autres pour le jeu, ce n’est pas évident. Quoiqu’il, en soi on ressort de cette expérience grandie, tu apprends à écouter ton corps, sans être oppressé par la question de calendrier, heure, agenda, de faire les choses à telle ou telle heure. Dans ce jeu il y a vraiment un côté psychologique car on fait une réelle remise en question sur ce qui est vraiment important dans la vie.

– Et dans la vraie vie que penses-tu de l’impact des réseaux sociaux au quotidien ?

On est dans une société ou on est dans l’ultra-hyper communication digitalisation. Mais ont en oubli le dialogue paradoxalement. Nous sommes à la recherche de “like” etc. sans réelle recherche de liens avec sa communauté. Je suis passé d’un compte à 700 abonnées à des milliers après la diffusion sur Netflix, je me suis donc demandé comment gérer ça. La meilleure manière fut au final de rester moi-même, le Gary que mes amis connaissent, celui de tous les jours. J’ai juste changé ma façon de communiquer, d’être moins provocateur, car beaucoup de jeunes me suivent, c’est une responsabilité. J’ai pris en compte mon côté porte-parole d’une jeunesse que l’on écoute plus. Je reçois beaucoup de message sur le harcèlement scolaire, sur l’orientation sexuelle. Les échanges avec les parents deviennent de plus en plus limiter chez cette jeunesse qui me touche et je veux les aider au maximum.

– As-tu depuis le jeu, changé tes rapports avec les réseaux sociaux et quel est ton conseil pour ne pas se perdre dans cette hyper digitalisation ?

Je pense que chaque personne sur les réseaux à un problème d’ego et une recherche d’amour, de reconnaissance. Pour nourrir peut-être un manque de confiance en soi. Je pense que l’Éducation nationale devrait former les jeunes sur les réseaux sociaux et leur impact psychologique et sociologique. On entend beaucoup parler des “hâters”, des personnes qui commentent négativement les photos ou posts, parfois de manière très méchante. Je conseille dans ces cas-là, de répondre à ces personnes, avec prudence et d’ouvrir le dialogue et d’essayer de les comprendre. J’ai répondu moi-même à des “hâters” avec amour et bienveillance, et à partir de la j’ai pu établir un dialogue et amener une discussion constructive.

En 2020, il y a encore beaucoup de tabou sur l’homosexualité, et cela est choquant quand je vois les messages que je reçois. Beaucoup de jeunes ne sont pas acceptés et se retrouvent en difficulté, je veux les aider à avancer. On tend à mettre les gens dans des cases alors que nous sommes tous égaux. On définit les gens par leur choix personnel alors que nous sommes tous des humains et que nous devrions nous aimer. Plus nous serons dans le “love” en termes écologiques et humain (car les deux sont liées je pense) plus les choses vont évoluer. Je ne pourrais jamais nier par exemple ma sexualité, je suis un pourcentage de représentant LGBT, je ne suis pas défini en tant que personne par cela, mais si je peux être le porte-parole de l’amour de la différence grâce aux réseaux sociaux je vais le faire. Entre humains, nos relations fonctionnent comme l’algorithme des réseaux sociaux malheureusement. Nos préférences sont orientées vers une certaine communauté alors qu’on devrait tous s’aimer. On est aujourd’hui dans un débat entre les associations et le politiquement correct. Il est très difficile de s’exprimer sans bloquer le débat. La société, doit encore fois évoluer et s’écouter.

– Envisages-tu de refaire d’autre télé réalité ? Si oui, lesquelles ?

Je rêverais de faire d’autre chose médiatiquement, toujours bien sûre en portant mon message. Par exemple j’aimerais jouer dans les mystères de l’amour, je suis un personnage hyper sensible et cupidon, cette série me correspondrait totalement. En émission pourquoi pas Fort Boyard. Je fais partie d’une association qui est la fondation Le Refuge. Elle aide les jeunes mis dehors par leur famille pour leur différence sexuelle. J’encourage tous les jeunes en difficulté de la contacter. Puis, le rêve ultime, danse avec les stars. Ce serait qu’il y est un premier binôme de garçon pour montrer que la danse être très viril sans sexualité. Un Paso Doble, un tango entre deux garçons peut être très beau !

Anna Nguyen Thuy : La maitrise de l’art du mannequinat

Anna Nguyen Thuy : La maitrise de l’art du mannequinat

Mannequin en France depuis 4 ans, Anna Nguyen Thuy a conquis très vite le monde de la mode. Derrière son visage angélique, son regard déterminé et son élégance naturelle, une âme d’artiste se devine aisément. Et devant l’objectif, Anna réalise son oeuvre. Résultat, de nombreuses marques se l’arrachent. Rencontre avec une top modèle au futur d’influenceuse.

Anna Nguyen Thuy (c) Gary Greteau

Anna, quels sont pour vous les qualités essentielles pour réussir dans le business de la mode et dans le mannequinat ? 

Les principales qualités dans le monde business de la mode et dans le mannequinat sont la ténacité. En effet, suite à des échecs ou des projets inaboutis, il faut pouvoir mettre de coté sa déception, se relever et continuer son chemin comme si de rien était. Se fixer un rêve dans son quotidien donne l’énergie qu’il faut pour avancer.

La diplomatie, le sens du collectif, l’humilité. Certes, lorsque l’on fait du mannequinat, on prend la lumière et on est au centre de l’objectif. Cela peut nous rendre égocentrique, un peu comme une petite fille gâtée. Mais, il faut savoir que derrière la photo, il y a un artiste qui nous met en valeur. Cette personne qui fait un travail de l’ombre est pourtant celle qui nous ressent le mieux. Il faut savoir lui rendre hommage. Idem pour les maquilleurs et tout le reste de l’équipe. C’est donc un travail collectif qui va dans un seul sens, celui de la beauté.

Le sens de la perfection. Surement cela peut donner de la frustration car la perfection par définition ne s’atteint pas. Mais, il ne faut pas hésiter à essayer de l’approcher quitte à en devenir une petite obsession. Cela nous améliore, cela nous apprend à nous dépasser et le résultat s’en fait ressentir.

Depuis la Covid-19, beaucoup de métiers ont été chamboulés, pensez-vous qu’il en sera de même pour la mode ou pensez-vous que c’est au contraire un univers qui en ressortira plus fort ? 

Effectivement, comme partout, la covid 19 a ralenti les activités de beaucoup de domaines y compris la mode. Mais, je pense que le monde de la mode en sortira grandi car la covid nous a confiné, nous a enfermé. Dans ce cloisonnement, les gens ont eu besoin de sortir de leur quotidien, ils ont eu besoin d’oxygène, ils ont eu besoin de rêver. Le mannequinat n’est pas seulement un artifice, c’est un art. Il permet de mieux vivre.

Aviez-vous des a priori sur le métier de mannequin avant de commencer ? La caractéristique première est que bon nombre de gens croient que c’est futile, artificiel. Mais, en l’exerçant, notre regard change. C’est un travail difficile et exigeant qui demande des heures de patience et de persévérance. C’est une hygiène de vie, avec un certain nombre d’heures de sommeil, surveiller son alimentation afin qu’elle soit équilibrée, des exercices physiques. C’est une vision de la vie à laquelle on se contraint afin de mieux se sentir soi même.

Vous avez toujours voulu devenir mannequin ? C’est un rêve de petite fille comme le dit l’adage. On croit que c’est lointain. Mais, peu à peu, on gagne en confiance avec le regard des gens qui nous entourent mais aussi des inconnus. On s’amuse, on prend du plaisir à nos heures perdues. Et finalement, on finit par se passionner et à sauter le pas pour obtenir son but malgré la pudeur.

Beaucoup de mannequin ont goûté à d’autres carrières artistiques comme la chanson ou l’acting, cela fait-il aussi partie de vos projets ? 

Je suis un ancien professeur de beaux arts. J’ai toujours eu un gout prononcé pour la peinture. Le mannequinat ressemble à mon ancien métier puisque cela demande une certaine sensibilité. On s’accorde avec le photographe pour réussir ensemble une “œuvre” si je peux m’exprimer ainsi. Par contre, je ne compte pas devenir chanteuse. C’est un talent particulier. Actrice, pourquoi pas ? C’est d’ailleurs un exercice de comédienne que l’on exerce devant le photographe. Mais, j’aimerai en fin de compte être une influenceuse beauté. Cela correspond bien à ma personnalité.

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans le mannequinat au quotidien ? Ce qui me passionne le plus, c’est le partage avec d’autres personnes, chacun avec son domaine de compétences, nous sommes concentrés sur le même objectif. J’aime pour cela être la plus ponctuelle possible pour ressentir l’atmosphère, le lien, échanger de tout et de rien pour mieux comprendre les autres, leur sensibilité, leur vécu.

Quels grands mannequins sont vos références ? J’aime les mannequins des années 80/90 comme Claudia Schiffer, Cindy Crawford. Elles étaient vraiment belles et élégantes à la fois. Elles savaient prendre la lumière. Surtout, on devinait leur caractère à travers l’objectif de l’appareil photo. Elles donnaient beaucoup d’elles mêmes, elles se mettaient vraiment à nue.

Pouvez-vous décrire une journée shooting type et quelques conseils beautés qui vous permettent de tenir ce genre de journée chargées ? 

Avant le shooting : je m’hydrate bien la peau, je prépare mes ongles, mes cheveux sont également bien soignés avec des masques naturels. C’est la base, un tout un petit travail préparatoire pour bien commencer. Pendant le shooting, nous mettons plus de temps à bien nous préparer que faire des photos. Il y a toujours des stylistes ou des assistants qui sont là pour nous aider, j’ai toujours des maquilleurs ou des coiffeurs qui sont là pour me soigner et me mettre en valeur.
Après le shooting, nous regardons les photos ensemble et nous échangeons sur nos différentes perceptions. Et enfin, pour nous détendre, nous allons prendre un verre avec la team. Le conseil pour bien préserver sa beauté dans une journée est qu’il faut boire beaucoup d’eau, mettre bien des masques le soir qui précède le shooting, J’ai toujours ramené une eau florale pour le visage de Kos Paris, il permet de fixer le maquillage et hydrater ma peau.